Par vents et marées, 1910· Chez nous
Foins
Le faucheur de juillet‖ à la face absorbéePenche un front en sueur‖ et qui ne pense à rien,Ses bras laborieux‖ au fatal va-et-vient,Portent, comme la mort,‖ une faux recourbée.
Autour de lui, bourdons,‖ guêpes et papillonsS’envolent, effrayés,‖ des profondeurs de l’herbe ;Et le pré peu à peu‖ tombe, gerbe sur gerbe,Comme la terre en motte‖ allongée aux sillons.
Un petit frisson court‖ sur chaque graminée ;Le soleil chauffe l’homme‖ et le pré bourdonnant ;Et, semblable au destin,‖ le placide manantFauche, sans rien savoir,‖ la gloire de l’année.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a absorbée / recourbée féminine, classiqueb rien / va-et-vient masculine, non classiquea papillons / sillons masculine, classiqueb l’herbe / gerbe féminine, classiquea graminée / l’année féminine, classiqueb bourdonnant / manant masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.2· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Par vents et marées, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, 1910· Sources