Par vents et marées, 1910· Chez nous
Rire
Le merle qui chantait‖ pour nous comme une source,Oh ! comme nous buvions sa voix !Malgré nos grands chapeaux‖ de dames, quelle courseFaunesque nous rêvions‖ dans cette herbe et ce bois !
Il chantait le plaisir‖ candide et fou de vivre,Cet oiseau grisé de printemps.Que n’obéîmes-nous‖ à ses refrains tentants,Puisque notre regard,‖ sans nul doute, était ivre ?
— Quand, l’herbe devient haute‖ et qu’il fait beau dehorsComme nous sentons, nous, les femmes,Que nous avons bien moins‖ de songes dans nos âmesQue d’instincts vagabonds‖ et joyeux dans nos corps !…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abab) 2(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a source / course féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquea vivre / ivre féminine, classiqueb printemps / tentants masculine, classiquea dehors / corps masculine, classiqueb femmes / âmes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Par vents et marées, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, 1910· Sources