Par vents et marées, 1910· Chez nous
Rondel d’octobre
L’été défaille ainsi‖ qu’une feuille qui tombe ;Nous sentons que l’automne‖ approche de nos cœurs ;Nous sentons que, blessée‖ à l’aile, tu te meurs,Belle saison,‖ belle saison,‖ douce colombe !
Ce soir, nous connaissons‖ quel devoir nous incombe,Quelle mélancolie‖ et quels rêves en pleurs…L’été défaille ainsi‖ qu’une feuille qui tombe,Nous sentons que l’automne‖ approche de nos cœurs.
Ah ! puisse comme un corps‖ dormir sous une tombeLa fin des ombres d’or‖ et des vertes chaleursPour que nous honorions‖ par de pieuses fleursLa résurrection‖ de tout ce qui succombe !L’été défaille ainsi‖ qu’une feuille qui tombe.
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- A tombe / colombe féminine, classiqueB cœurs / meurs masculine, classiquea incombe / tombe féminine, classiqueb pleurs / cœurs masculine, classiquea tombe / succombe féminine, classiqueb chaleurs / fleurs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Par vents et marées, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, 1910· Sources