Par vents et marées, 1910· La route
Scutari
Scutari, noir berceau‖ des plus sombres forêts,Silence où le trépas pullule,Même le plein soleil‖ n’est plus qu’un crépusculeSur tes tombeaux et tes cyprès.
Ta poussière craquait‖ dans la demi-ténèbre,Semblable à la cendre des morts.Tes stèles se mêlaient,‖ gardant, comme les corps,Une fraternité funèbre.
Nous marchions, regardant‖ se dresser de partout,O jardin dont la mort émane,Sous tes arbres tout droits‖ tes pierres tout debout,Dans leur dignité musulmane.
Et nous ne rêvions pas‖ de plus bel avenirQue rester chez ces morts tranquilles,Loin de toute pensée‖ humaine, loin des villes,Et sans plus jamais revenir.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (8 de 8, 8 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a forêts / cyprès masculine, classiqueb pullule / crépuscule féminine, classiquea demi-ténèbre / funèbre féminine, classiqueb morts / corps masculine, classiquea partout / debout masculine, classiqueb émane / musulmane féminine, classiquea avenir / revenir masculine, classiqueb tranquilles / villes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Par vents et marées, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, 1910· Sources