Par vents et marées, 1910· Chez nous
Solitude
L’hiver d’ici, suant‖ de l’eau par tous les pores,Après l’été pesant‖ de feuilles et de fleurs.Dans l’allée, on dirait‖ que les arbres en pleursFlottent parmi le ciel‖ comme des madrépores.
Entre les rameaux noirs‖ les lointains gris et bleus,L’estuaire, le port‖ et ma ville salée,Les fermes et les prés‖ et toute la valléeSe déroulent, dans leur‖ détail, devant mes yeux.
Je me sens bien ici,‖ dans la monotonieCampagnarde, si loin‖ du monde décevant.Et mon rêve se mêle‖ à l’informe génieDe la terre, qui chante‖ et pleure dans le vent.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a pores / madrépores féminine, classiqueb fleurs / pleurs masculine, classiquea bleus / yeux masculine, classiqueb salée / vallée féminine, classiquea monotonie / génie féminine, classiqueb décevant / vent masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Par vents et marées, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, 1910· Sources