Par vents et marées, 1910· La route
Via Appia
Parmi la campagne de Rome,Pas une bête, pas un homme.
Est-ce une demeure dernière ?…Stérilité, débris, lumière.
C’est la fin de toute superbe.Les dieux morts sont couchés dans l’herbe.
Au pied des grands vestiges mornes,Ils ne sont plus rien que des bornes.
Tout doucement, le lichen grimpeSur ces fils défunts de l’Olympe.
Ils sont là dans leur élégance,Morts de n’être plus la croyance.
— Rome sainte, ô Rome moderne,Quand tu seras un reste terne,
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 8(aa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 8 distiques
- Mots à la rime
- a Rome / homme féminine, classiquea dernière / lumière féminine, classiquea superbe / l’herbe féminine, classiquea mornes / bornes féminine, classiquea grimpe / l’Olympe féminine, classiquea élégance / croyance féminine, classiquea moderne / terne féminine, classiquea pensée / renversée féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Par vents et marées, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, 1910· Sources