Poèmes mignons, 1929
Coqs de Pâques
Pour Pâques, le coq s’est fait beau.Il a remplacé sa crêtePar un gros coquelicot.Il a mis une pâqueretteA la pointe de chaque ergot.Au bout de chaque plume bleueDe sa très magnifique queue,Ainsi qu’un tout petit grelot,Il a mis une violette.Le ciel se mire en son jabot.Pour Pâques le coq s’est fait beau.Au milieu des prés, il se planteEn relevant son tibia.Pâques ! La nature est contente.Le coq d’or du clocher, en haut,Chante d’une voix éclatante« Alléluia ! Alléluia ! »Mais le coq de plumes, lui, chantePour célébrer le temps nouveau« Cocorico ? Cocorico ! »
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Octosyllabes et heptasyllabes (18 de 8, 2 de 7)· profil 8, 7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes mignons, Honfleur, Éditions de la Lieutenance, 2002· numérisation poesies.net· Sources