Souffles de tempête, 1918· VII La guerre
Invitation
Venez. La guerre gronde,‖ émoi quotidien.Elle nous a versé‖ des cendres sur la tête.Venez. Je vous invite‖ à la funèbre fêteDe l’automne qui vient.
Ma petite maison‖ navigue en pleine automne.Tout en fenêtres, claire,‖ elle ouvre sur du blond.Les feuilles, on dirait,‖ tombent dans le salon.Au loin le canon tonne.
L’estuaire et la ville‖ au bord, avec ses mâts,Dans les petits carreaux‖ du vieux temps, font image.Ici c’est un clocher,‖ là c’est un bout d’herbage.Des clairons crient, en bas.
Ma maison est là-haut‖ dans la sombre avenueOù la saison s’effeuille‖ en des chocs très petits.An bout des vieux tilleuls,‖ une statue est nue…Tous les gas sont partis.
Venez ! Dans l’âtre noir‖ le feu baisse et s’élève,Les jours sont courts… Venez !‖ Les paumes à nos fronts,Parmi l’automne, au coin‖ du fou, 11ous attendronsLa fin du mauvais rêve.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba) 1(abab)
- Mètre
- Alexandrins et hexasyllabes (15 de 12, 5 de 6)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a quotidien / vient masculine, non classiqueb tête / fête féminine, classiquea automne / tonne féminine, classiqueb blond / salon masculine, non classiquea mâts / bas masculine, classiqueb image / d’herbage féminine, classiquea avenue / nue féminine, classiqueb petits / partis masculine, classiquea s’élève / rêve féminine, classiqueb fronts / attendrons masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 1.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources