Souffles de tempête, 1918· V Arrières-saisons
Romanichels
Ces romanichels sur la route,Comme ils volaient tranquillementLes pommes, les poules, et touteBonne chose au pays normand !
D’où vient que je les voyais faireAvec un complaisant regard,Puisque c’était ma propre terreQu’ils pillaient sans honte et sans fard ?
Je les sentais mes camaradesMalgré le sang de mes aïeux.Est-ce d’avoir connu comme euxLe vent qui pousse les nomades ?
Ai-je trop souvent pris la merPour bien tenir en terre ferme ?Mon âme est assise à la ferme,Mais elle revient du désert.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a route / toute féminine, classiqueb tranquillement / normand masculine, classiquea faire / terre féminine, classiqueb regard / fard masculine, classiquea camarades / nomades féminine, classiqueb aïeux / eux masculine, classiquea mer / désert masculine, non classiqueb ferme féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources