La verdure dorée, 1922
CLIII. « Amour, mon amour le plus cher »
Amour, mon amour le plus cher,J’ai connu ces aubes cruelles,Veillant encor à l’heure‖ où je voyais blanchirL’aube couleur‖ de plâtre sur les tuiles.
J’en pleurais, mais, têtu, jusqu’auSommeil je méditais‖ sur le mystèreEt quelquefois,‖ vague ivresse un échoFaible me répondait‖ du fond de la nature.
Puis comme un astre éclateraitT’incendiant, nuit coutumière,Muses, j’ai tressailli‖ dans la chair et l’espritEt j’ai marché‖ dans l’immense lumière.
Car le monde est harmonieuxComme un beau chœur‖ que soutiennent les lyres.Ouvre les yeux,‖ Amour, ouvre les yeuxEt danse de plaisir‖ dans l’air que tu respires.
Versification
- Mètre
- Vers de 8, 10 et 12 syllabes (6 de 8, 6 de 10, 4 de 12)· profil 8, 6+6, 4=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources