La verdure dorée, 1922
LXXXI. « Au bord de la prairie humide où tu gazouilles »
A George Gaudion.
Au bord de la prairie‖ humide où tu gazouilles,Aurore, j’ai cueilli‖ les jaunâtres groseillesEt le long du chemin,‖ sur les ronces, les mûresVertes et je songeais‖ à ses lèvres amèresEt qu’elle souriait‖ quand je baisais ses larmes.Les vaches qui sonnaient‖ sortaient des blanches fermesEt dans les prés fauchés‖ pâturaient l’herbe rase.Elle n’est pas venue‖ et j’ai pris une rosePour la faire sécher‖ dans cette anthologieGrecque que je traduis‖ le soir à la bougie.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources