La verdure dorée, 1922
CI. « Ce mouchoir sent l’éther comme ta chevelure »
Ce mouchoir sent l’éther‖ comme ta chevelure,Et ton visage est doux‖ comme la pure luneQui verse sa blancheur‖ dans la chambre où parmiLes fleurs je sais bercer‖ mon amour endormi.La forêt rousse était‖ comme une peau de nèfleEt le soleil du soir‖ caressait ta jeunesseEt tu tourbillonnais‖ dans un voile d’azurSi léger qu’on eût dit‖ de la lumière surDes roses. Ton parfum‖ de ce mouchoir s’exhale.Mais hier je tendais‖ les mains vers ton visage,Quand soudain me lançant‖ une rose dans l’œilTu t’enfuis à cheval‖ sur un grand écureuil.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources