La verdure dorée, 1922
CXLVIII. « Comme les marronniers d’Inde et la grange, qu’on »
A J.-R. de Brousse.
Comme les marronniers‖ d’Inde et la grange, qu’onMe rende, avec‖ les lilas de l’aubergeLe rosier qui parait‖ la grille et le balconD’une guirlande jaune et verte ;
Et que je puisse, loin‖ du vacarme et des crisQui font trembler‖ les vitres de la ville.Revoir l’azur et sous‖ les lents nuages grisLes feuilles rouges de la vigne.
Collines douces, nuits‖ qu’embaument les foins mûrs,Ne goûterai‖-je plus vos molles grâces,Et ne verrai-je plus‖ le noir lierre aux mursEt les oranges des terrasses ?
Versification
- Mètre
- Vers de 12, 8 et 10 syllabes (6 de 12, 3 de 8, 3 de 10)· profil 8, 6−6, 4+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources