La verdure dorée, 1922
LI. « Dénouons les rubans mauves que tu voulus »
Dénouons les rubans‖ mauves que tu voulusFixer à nos propos‖ et ne soupire plusD’une voix de douleur‖ et de larmes trempée.La bouche soit cousue‖ et la langue coupéeAux pleureurs ! Nous devons‖ rire. Tu l’oubliais.Et pour l’amour, par qui‖ tes songes sont liésComme les blanches‖ tubéreuses‖ que tu aimes,Sur tes ongles étroits‖ j’écrirai des poèmesSuaves comme la‖ courbe de ta jambe ouLa clarté de ta gorge‖ et creux comme un bambou.Un tambour plein‖ chanterait-il ?‖ Et la tendresseChante, divinement‖ vide, dans ta caresse.Ne me regarde pas‖ avec ces yeux. C’est vrai,Pardon. Tu n’aimes pas‖ qu’on raille. Je seraiTriste, si tu le veux,‖ et grave, et pas plus tard queDemain je te lirai‖ les œuvres de Plutarque.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources