La verdure dorée, 1922
XXXVI. « Mon désespoir vers toi grave et silencieux »
Mon désespoir vers toi‖ grave et silencieuxS’élève comme un lis‖ d’automne vers les cieux ;Et devant notre rêve‖ aux lentes agoniesMon cœur est plein ce soir‖ de larmes infinies.Bonheur frêle, jasmins,‖ églantines, lilas,Les minutes en fleurs‖ se flétrirent, hélas !Et je sens, aujourd’hui‖ que l’espoir me délaisse,S’enrouler tendrement‖ sur mon âme qu’il blesseEt qu’il enserre en la‖ douleur de ses replis,Ton souvenir ainsi‖ qu’un blanc volubilis.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a silencieux / cieux masculine, classiqueb agonies / infinies féminine, classiquea lilas / hélas masculine, classiqueb délaisse / blesse féminine, classiquea replis / volubilis masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources