La verdure dorée, 1922
CXLV. « Personne ne saura jamais »
Personne ne saura jamaisQue je te vis cueillir des rosesAu mois de maiSur les rosiers‖ aux étiquettes‖ de bois jaunePar un ciel bleu comme ta robe.
Personne ne saura jamaisQue tu fus douce à ma colèreAu mois de mai,Que tu pleurais dans un‖ bouquet de violettes,Que les larmes mouillaient tes lèvres.
Personne ne saura jamais…Trop transparentes libellulesAu mois de mai…Ton léger souvenir‖ s’enfuit comme une plumeDe tourterelle au clair de lune.
Versification
- Mètre
- Vers de 8, 4 et 12 syllabes (9 de 8, 3 de 4, 3 de 12)· profil 8, 4, 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources