La verdure dorée, 1922
LXXXVI. « Que de fois j’ai souri pour te cacher mes larmes »
Que de fois j’ai souri‖ pour te cacher mes larmes !Que de fois j’ai noué‖ des roses sur mes armesPour te dissimuler‖ que j’allais au combat !Fallait-il que mon fiacre‖ à jamais s’embourbâtEt se perdît dans les‖ ornières de la vie ?Comment faut-il encor‖ ce soir que je sourieLorsque j’entends crouler‖ le monde autour de moiEt quand l’espoir suprême‖ où j’avais mis ma foiJe le vois s’effeuiller‖ comme une primevère ?Garçon, apportez-moi‖ du fiel dans un grand verre.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a larmes / armes féminine, classiqueb combat / s’embourbât masculine, classiquea vie / sourie féminine, classiqueb moi / foi masculine, classiquea primevère / verre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources