La verdure dorée, 1922
LV. « Regarde. La glycine a jauni sur la porte »
Regarde. La glycine‖ a jauni sur la porte,Et voici que l’automne‖ aux tempes couronnéesDe lierre caduc‖ et de roses fanéesS’avance et d’un pied lourd‖ foule les feuilles mortes.Il marche et son manteau‖ de pourpre au crépusculeSe dénoue et se mêle‖ aux nuances champêtres.
Mon cœur, voici l’octobre ;‖ et les joueurs de flûteCommencent à siffler‖ sous la voûte des hêtres.Veux-tu, nous quitterons‖ pour la ville prochaineLes parterres flétris‖ et l’ombrage des chênes,Et la maison rustique‖ au milieu du feuillageQui sut nous accueillir‖ au retour du voyage,Et la source. Mon cœur,‖ partons ; voici l’automneEt la dernière abeille‖ aux troènes bourdonne.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abba] 4[aa]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a porte / mortes féminine, non classiqueb couronnées / fanées féminine, classiquea champêtres / hêtres féminine, classiquea prochaine / chênes féminine, non classiquea feuillage / voyage féminine, classiquea l’automne / bourdonne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources