La verdure dorée, 1922
XLVIII. « Regarde le jardin abandonné, le banc »
Regarde le jardin‖ abandonné, le banc,Et la tonnelle où tu‖ pleuras au soir tombant,La grange, le balcon‖ rouge, le massif plein deGrives, le gravier bleu‖ sous les marronniers d’Inde.Quand tu partis et que‖ ton rire s’envola.J’eus le cœur gros comme un‖ volume de Zola ;Mais te voilà ! — L’air est‖ léger comme un sourire ;Ma tristesse fond devant toi‖ comme une cireSur la lampe. Rentrons.‖ La porte grince et lesVolets. Veux-tu, soyons‖ deux oiseaux envolés !Nos regrets sont partis‖ au grand trot des carriolesCahotantes et nous‖ ferons des cabriolesDans l’azur. Le fauteuil‖ est là, dans l’ombre. J’aiDéboutonné tes gants‖ et, bruyant comme un geaiDes bois, je ne dirai‖ que des mots d’allégresse.Vous pleurez ? Tu souris ?‖ Est-ce de bonheur ? Est-ce ?
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources