La verdure dorée, 1922
XXXIV. « Si je dois ne jamais oublier les sentiers »
Si je dois ne jamais‖ oublier les sentiers,Les hêtres, les ravins‖ bordés de noisetiers,Les bruyères, les digitales‖ diaphanes,Les touffes de chardon‖ que broutèrent nos ânesTandis que nous montions‖ vers l’azur ; si je dois,Songeant avec tristesse‖ aux bagues de tes doigts,Entendre dans la nuit‖ brillante de roséeUn souvenir‖ battre de l’aile‖ à la croisée,C’est que, magicienne‖ aux gestes de clarté,J’ai vu dans la tiédeur‖ de cet arrière-été,Se mirer les genêts‖ et la forêt pâlieDans tes yeux de douceur‖ et de mélancolie.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a sentiers / noisetiers masculine, classiqueb diaphanes / ânes féminine, classiquea dois / doigts masculine, classiqueb rosée / croisée féminine, classiquea clarté / arrière-été masculine, classiqueb pâlie / mélancolie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources