La verdure dorée, 1922
LX. « Va ! tu n’es qu’une femme, une fleur vide, rien »
Va ! tu n’es qu’une femme,‖ une fleur vide, rien !Tu me tiens, je le sais,‖ par un souple lienQui raille les ciseaux‖ et se moque des limes,Et je sais que malgré‖ mes révoltes sublimesTu n’auras qu’à paraître‖ avec ton chapeau blancPour que ce loup devienne‖ un caniche tremblant.Oui, je le sais ! Il faut‖ ployer ! Il faut te suivre !Je t’aime et je te hais !‖ Hélas ! le plus beau livreS’effeuille quand paraît‖ l’éclat de tes cheveux,Et je suis un coussin‖ sous tes pieds ! Mais je veux,Et que ce fier aveu‖ te flagelle ou te grise,Que tu saches du moins‖ comme je me méprise !
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a rien / lien masculine, classiqueb limes / sublimes féminine, classiquea blanc / tremblant masculine, classiqueb suivre / livre féminine, classiquea cheveux / veux masculine, classiqueb grise / méprise féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources