Bouquets et prières, 1843
À madame Henriette Favier
Si je brisais de la terre,Le mystère,Si je sentais de mon cœur,Se réaliser les ailes,Prompt comme elles,Je l’enverrais au bonheur.
Je monterais où votre âme,Pleurs et flamme,Se prépare un nid plus doux ;J’en chercherais un moi-même,Où l’on aime,Comme on l’apprend avec vous.
Mais je marche consternée,EnchaînéeSous des fers plus lourds que moi ;Et j’abreuve ma souffrance,D’espérance,Comme on l’apprend avec toi !
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(aabccb)
- Mètre
- Heptasyllabes et trisyllabes (12 de 7, 6 de 3)· profil 7, 3
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a terre / mystère féminine, classiqueb cœur / bonheur masculine, classiquec ailes / elles féminine, classiquea âme / flamme féminine, classiqueb doux / vous masculine, classiquec moi-même / aime féminine, classiquea consternée / Enchaînée féminine, classiqueb moi / toi masculine, classiquec souffrance / D’espérance féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bouquets et Prières, Paris, Dumont, 1843· numérisation gallica.bnf.fr· Sources