Bouquets et prières, 1843
À madame Récamier
Ne me plaignez pas, Madame !J’ai passé devant votre âme :Sur mon rapide chemin,J’ai regardé ce sourireTendre à ne pas le décrire ;Et vous avez pris ma main.
Se plaint-on lorsqu’une étoilePénètre un moment le voileD’un ciel éternel, mais noir.Se plaint-on lorsque Dieu mêmeDaigne s’offrir à qui l’aime :Et vous voir, c’est l’entrevoir !
Sur un transparent visage,C’est ressaisir le présageDe son immortalité ;C’est, sous la même apparence,Lire au front de l’espérance,Beauté ! bonté ! charité !
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(aabccb)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a Madame / âme féminine, classiqueb chemin / main masculine, classiquec sourire / décrire féminine, classiquea étoile / voile féminine, classiqueb noir / l’entrevoir masculine, classiquec même / l’aime féminine, classiquea visage / présage féminine, classiqueb immortalité / charité masculine, classiquec apparence / l’espérance féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bouquets et Prières, Paris, Dumont, 1843· numérisation gallica.bnf.fr· Sources