Bouquets et prières, 1843
La fête
DE THOMAS MOORE
Pourquoi demander l’heure ?‖ Eh ! qu’importe commentLe temps a secoué‖ ses ailés sur nos têtes ?Va, les minutes d’or‖ qui brillent dans ces fêtesSont les trésors d’un Dieu‖ plus jeune et plus charmant.C’est un enfant qui rit,‖ c’est le plaisir prodigueD’instans. Si le calcul‖ fixait ce don rapide,Qui n’en ménagerait‖ chaque parcelle ? Hélas !Le plaisir glisse et meurt :‖ on ne sent point ses pas.
Comme les baisers d’une femme,Ils sont trop vifs pour les compter,Trop légers pour les arrêter ;Et l’on n’enchaîne pas la flamme !
Ainsi, remplis la coupe.‖ Eh ! qu’importe commentLe temps roule son cercle‖ et détruit nos journées ?Va, les minutes d’or,‖ qui valent tant d’années,Sont les trésors d’un Dieu‖ plus jeune et plus charmant
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 1(abbaccdd) 2(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (12 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 quatrains, 1 huitain
- Mots à la rime
- a comment / charmant masculine, classiqueb têtes / fêtes féminine, classiquec prodigue / rapide féminine, assonanced Hélas / pas masculine, classiquea femme / flamme féminine, classiqueb compter / arrêter masculine, classiqueb journées / d’années féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 3.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bouquets et Prières, Paris, Dumont, 1843· numérisation gallica.bnf.fr· Sources