Bouquets et prières, 1843
Le livre de prière
— À JEAN PAUL —
Hélas ! qu’il fut froid, mon mois d’août !C’est pourtant le mois où l’on aime.Adieu donc, fleurs, moisson, et tout !L’existence n’a plus de goût ;Car, adieu ton souffle suprême,Amour ! plus aimé que moi-même !
J’ai risqué mon cœur ici-basAu jeu fatal de l’espérance :J’ai perdu mon cœur et mes pas ;L’espérance ne m’aime pas !C’est là ta dernière souffrance,Bel amour, mort d’indifférence !
J’étais indigne, on me l’a dit,D’entrevoir un peu de lumière :Mon Dieu ! si le pauvre est maudit,Aux anges qui nous font crédit,Mon âme s’en va la premièreChercher un livre de prière !
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(abaabb)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a d’août / tout / goût masculine, classiqueb aime / suprême / moi-même féminine, classiquea ici-bas / pas masculine, classiqueb l’espérance / souffrance / d’indifférence féminine, classiquea dit / maudit / crédit masculine, classiqueb lumière / première / prière féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bouquets et Prières, Paris, Dumont, 1843· numérisation gallica.bnf.fr· Sources