Les pleurs, 1833
Solitude
Et l’haleine de l’onde, à l’oranger mêlée,
De ses fleurs qu’elle effeuille embaume mes cheveux.Alphonse de Lamartine.
La vois-tu comme moi,‖ cette étoile brillante ?Ressens-tu ma tristesse‖ en regardant les cieux ?Non, la nuit pour moi seule‖ est rêveuse et brûlante,Et seule j’y revois‖ la douceur de tes yeux.
J’emportai vainement‖ la fleur mystérieuseQui dut lier nos cœurs,‖ l’un de l’autre jaloux ;Son emblème, ignoré‖ de la foule envieuse,Laissait en vain l’espoir‖ et l’amour entre nous.
Cette fleur qui suivit‖ ma tendresse exilée,Console-t-elle encor‖ ma fièvre et ma langueur ?Non : ton ombre qui fuit‖ mobile et consolée,Pour un front plus brillant‖ l’arrache de mon cœur !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a brillante / brûlante féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquea mystérieuse / envieuse féminine, classiqueb jaloux / nous masculine, classiquea exilée / consolée féminine, classiqueb langueur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Éditions du Trianon, 1931· Sources