Poésies inédites, 1860· Enfants et jeunes filles
Aux nouveaux nés partis
Vous qui n’avez jamais parléDans notre monde désolé,N’apprenez pas la langue austèreNi les durs sanglots de la terre.
Envolez-vous, mais, par pitié,De nos pleurs portez la moitiéDans le manteau bleu de la Vierge,Et nous brûlerons un beau ciergeAu pied de votre blanc berceau,Pour que l’arbre et son arbrisseauRevivent aux montagnes pures,Loin des autans, loin des souillures,
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 4((aa))
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 distiques, 1 quatrain
- Mots à la rime
- a parlé / désolé masculine, classiqueb austère / terre féminine, classiquea pitié / moitié masculine, classiqueb Vierge / cierge féminine, classiquea berceau / arbrisseau masculine, classiqueb pures / souillures féminine, classiquea désolé / parlé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources