Poésies inédites, 1860· Poésies diverses
Madame Henriette Favier
Attiré vers le ciel‖ par d’invisibles charmes,Son regard est serein,‖ même à travers les larmes.Elle monte, elle monte,‖ et ne se souvient pasDe son aile blessée‖ et traînante ici bas.
Sous son anneau d’esclave‖ et ses voiles de femme,Laissant par le chemin‖ déchirer sa belle âme,Elle n’a rien trouvé‖ de plus pur que sa foi ;Aussi Dieu la regarde‖ et lui dit : « Viens à moi ! »
Au plus humble, en passant,‖ elle donne un sourireSi limpide, si vrai‖ qu’un enfant sait le lire ;On aspire à l’atteindre‖ et l’on ne voudrait pas.Elle montant si haut,‖ l’admirer de trop bas.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(aabb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a charmes / larmes féminine, classiqueb pas / bas masculine, classiquea femme / âme féminine, classiqueb foi / moi masculine, classiquea sourire / lire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources