Poésies, 1830· Romances
L’adieu
Adieu pour toujours,Mes amours ;Ne pleure pas,Tes pleurs ont trop d’appas !Presse encor ma main ;Mais, demain,Il aura fui,Le bonheur d’aujourd’hui.
Quand une fleurVa perdre sa couleurOn n’y doit plusDe regrets superflus ;Et le flambeau,Dont l’éclat fut si beau,Quand il s’éteint,Cède au froid qui l’atteint.
Adieu pour toujours,Mes amours ;Ne pleure pas,Tes pleurs ont trop d’appas !Presse encor ma main ;Mais, demain,Il aura fui,Le bonheur d’aujourd’hui.
Ton doux regardM’éclaira par hasard ;Et dans mes yeuxIl répandit les cieux.Dès ce moment,Si fatal… si charmant,Mon cœur perduNe me fut pas rendu.
Adieu pour toujours,Mes amours ;Ne pleure pas,Tes pleurs ont trop d’appas !Presse encor ma main ;Mais, demain,Il aura fui,Le bonheur d’aujourd’hui.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 20((aa))
- Mètre
- Vers de 4, 6, 3 et 5 syllabes (14 de 4, 14 de 6, 6 de 3, 6 de 5)· profil 5, 3, 4, 6
- Strophes
- 5 distiques
- Mots à la rime
- a toujours / amours masculine, classiqueb pas / d’appas masculine, classiquea main / demain masculine, classiqueb fui / d’aujourd’hui masculine, classiquea fleur / couleur masculine, classiqueb plus / superflus masculine, classiquea flambeau / beau masculine, classiqueb s’éteint / l’atteint masculine, classiquea regard / hasard masculine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquea moment / charmant masculine, classiqueb perdu / rendu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
40 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Éditions du Trianon, 1931· Sources