Poésies, 1830· Romances
La séparation
Il le faut, je renonce à toi ;On le veut, je brise ta chaîne.Je te rends tes serments, ta foi :Sois heureux, quitte-moi sans peine.Séparons-nous… attends, hélas !Mon cœur encor ne se rend pas !
Toi qui fus mes seules amours,Le charme unique de ma vie,Une autre fera tes beaux jours,Et je le verrai sans envie.Séparons-nous… attends, hélas !Mon cœur encor ne se rend pas.
Reprends-le ce portrait charmantOù l’amour a caché ses armes ;On n’y verra plus ton serment,Il est effacé par mes larmes !Séparons-nous… attends, hélas !Mon cœur encor ne se rend pas.
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(ababcc)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a toi / foi masculine, classiqueb chaîne / peine féminine, classiquec hélas / pas masculine, classiquea amours / jours masculine, classiqueb vie / envie féminine, classiquea charmant / serment masculine, classiqueb armes / larmes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Éditions du Trianon, 1931· Sources