Les Capricieuses, 1854
Mon rêve d’or
A Mademoiselle E. H.
Comme un léger murmure,Comme un chant de bonheur,Comme une flamme pureParle ou brille en mon cœur,Viens encor, mon beau rêve ;Comme un parfum des fleurs,Ta présence fait trêveA mes sombres douleurs.Ah ! viens encor,Mon rêve d’or !
Viens, comme une louange,Une prière à Dieu,Comme l’aile d’un ange,Toucher mon front de feu.Dans mon âme blesséeEt pleurant un beau jour,Viens comme une pensée,Comme un soupir d’amour.Ah ! viens encor,Mon rêve d’or !
Comme une voix bénie,Comme un rayon doré,Guide, éclaire ma vie,O mon rêve adoré !Comme tout ce qui chante,Accours dans mon sommeil.O rêve qui m’enchante !Pourquoi fuir au réveil ?…Ah ! viens encor,Mon rêve d’or !
Annecy (Savoie), juillet 1852.
Versification
- Forme
- 3 dizains (dizains)
- Rimes
- 3(ababcdcdee)
- Mètre
- Hexasyllabes et tétrasyllabes (24 de 6, 6 de 4)· profil 6, 4
- Strophes
- 3 dizains
- Mots à la rime
- a murmure / pure féminine, classiqueb bonheur / cœur masculine, classiquec rêve / trêve féminine, classiqued fleurs / douleurs masculine, classiquee encor / d’or masculine, classiquea louange / ange féminine, classiqueb Dieu / feu masculine, classiquec blessée / pensée féminine, classiqued jour / d’amour masculine, classiquea bénie / vie féminine, classiqueb doré / adoré masculine, classiquec chante / m’enchante féminine, classiqued sommeil / réveil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
30 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Capricieuses, Nîmes, IMPRIMERIE TYPOGRAPHIQUE BALDY ET ROGER, 1854· numérisation gallica.bnf.fr· Sources