Les Caresses d’Antan, 1896
Lucile (II)
Elle partit dès que les fleursBrillèrent fraîchement écloses ;Ce fut sur les premières rosesQue coulèrent mes premiers pleurs
Les plus éclatantes couleursN’avaient que des teintes moroses,Et ces tristes métamorphosesNaissaient toutes de mes douleurs !
(Qu’importait à moi, solitaire,Le printemps visitant la terre !Parmi les fleurs au sein vermeil ?
Mon printemps, c’est ma bien-aimée,Son souffle est ma brise embaumée,Et son regard est mon soleil !
1853
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a fleurs / pleurs masculine, classiqueb écloses / roses féminine, classiquea couleurs / douleurs masculine, classiqueb moroses / métamorphoses féminine, classiquec solitaire / terre féminine, classiqued vermeil / soleil masculine, classiquee bien-aimée / embaumée féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Caresses d’Antan, Paris, ALEXANDRE GAUTHERIN, ÉDITEUR, 1847 ‒ 1896· numérisation gallica.bnf.fr· Sources