Les Caresses d’Antan, 1896
Zélie
Celle à qui j’ai voué‖ toute mon existence,Comme l’étoile d’or‖ qui brille au front des cieuxEst trop haut, loin de moi,‖ je l’adore en silence,Et ma bouche jamais‖ ne lui dira mes vœux ;
Elle ne saura pas‖ de quel amour immenseJe voudrais entourer‖ son destin glorieux ;Elle n’entendra pas‖ le cri de ma démence,Elle ne verra pas‖ les larmes de mes yeux !
Ses jours seront comptés‖ par des bonheurs sans nombre.Les miens, comme une fleur,‖ se faneront dans l’ombre ;Elle vivra bénie,‖ heureuse, sans remord ;
Triste, je m’en irai‖ vers le sombre domaineOù pour l’éternité‖ toute douleur s’endort ;Sans la lui dire, hélas !‖ je mourrai de ma peine
1859
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a existence / silence féminine, classiqueb cieux / vœux masculine, classiquea immense / démence féminine, classiqueb glorieux / yeux masculine, classiquec nombre / l’ombre féminine, classiqued remord / s’endort masculine, classiquee domaine / peine féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Caresses d’Antan, Paris, ALEXANDRE GAUTHERIN, ÉDITEUR, 1847 ‒ 1896· numérisation gallica.bnf.fr· Sources