Enluminures, 1898· Vies
III. « Alors voici sur un autre air »
Alors voici sur un autre airencor les mains qui viennent, vont,et c’est ici bois, longeronsqui montent prendre place en l’air
pour des maisons et des églises,qu’en leur vieux pacte d’amitié,en prenant leur temps, réalisentles maçons et les charpentiers.
Or aux villes, lors c’est la vie,et montez clochers dans le vent,et dans les cordes, les poulies,haut, l’architecte, ouvrez vos plans,
et ceux d’en bas qui rêvez d’ailesà cous tendus, venez aussiregarder monter aux échelles,drapeaux aux mains, les apprentis,
car sur les tours voici les croixtoutes neuves dans la lumière,et, bonnes gens, alors vos joiessuivant les briques et les pierres.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a air / l’air masculineb vont / longerons masculinea églises / réalisent féminineb d’amitié / charpentiers masculinea vie / poulies féminineb vent / plans masculinea d’ailes / échelles féminineb aussi / apprentis masculinea croix / joies masculineb lumière / pierres féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Enluminures / paysages, heures, vies, chansons, grotesques, Bruxelles, Paul Lacomblez, Éditeur, 1898· numérisation poesies.net· Sources