Enluminures, 1898· Heures
III. « Et c’est Lui, comme un matelot »
Et c’est Lui, comme un matelot,et c’est lui, qu’on n’attendait plus,et c’est lui, comme un matelot,qui s’en revient les bras tendus
pour baiser ceux qu’il a connus,rire à ceux qu’il n’a jamais vus,et c’est lui, comme un matelot,qui s’en revient le sac au dos.
Or, bonnes heures, bonnes heures,laissez alors choir vos tricots,or, bonnes heures, bonnes heures,endormez-vous jusqu’à tantôt ;
il fait si chaud dans nos demeureset c’est fête de si bon cœur !Mais, partances aux mâts d’en haut,voici s’agiter les vaisseaux,
et c’est Lui, comme un matelot,qui, vides les pots, partira,et c’est lui, comme un matelot,et Dieu sait quand il reviendra.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2{1(abab) 1(aabb)} 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- b plus / tendus masculinea connus / vus masculineb matelot / dos masculinea heures / demeures / cœur féminineb tricots / tantôt masculineb haut / vaisseaux masculineb partira / reviendra masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Enluminures / paysages, heures, vies, chansons, grotesques, Bruxelles, Paul Lacomblez, Éditeur, 1898· numérisation poesies.net· Sources