Enluminures, 1898· Grotesques
VI. « Et maintenant voici l’hiver »
Et maintenant voici l’hiveret mon cœur qui s’était allé,revenu heureux dans sa terresachant que tout est à aimer,
depuis le ciel, depuis la merJusque mieux et plus humblementles objets de toutes manièresfidèles ineffablement.
Or foi mise ainsi dans les choses,alors voici mon testament,aux bois, à l’eau, aux fleurs de roses,léguant mes joies d’homme et d’enfant,
car en arbres, toits et maisons,à mains rouges mieux qu’en prières,tout me fut doux, tout me fut bonselon l’outil, selon la pierre,
et repos me soit à présenten eux après labeur et peine,et de mon blé, mauvais et bons,à vous ici corbeille pleine.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Enluminures / paysages, heures, vies, chansons, grotesques, Bruxelles, Paul Lacomblez, Éditeur, 1898· numérisation poesies.net· Sources