Enluminures, 1898· Grotesques
IV. « Mais las ici voici mes yeux »
Mais las ici voici mes yeuxde couleur, musique et ramage,mais las ici voici mes yeuxet mes souliers devenus vieux,
et lors en sa maison d’hiver,à jours en long, larges les heures,feu la voile, morte la mer,mon âme seule avec mon cœur.
Or tristesse en tous les langages,à mains vides cherchant labeur,et dans mon livre à voix d’images,fin aussi de fête en couleurs,
voici le noir, voici le blanc,faisant musiques appauvrieset dans la mort plus qu’en la vies’aller mes bêtes et mes gens,
car dans la pluie ou dans le vent,et pour les fous comme les sages,pour chaque chose il est un tempsen hommes comme en paysages ;
et vie en tout suivant son coursici par les rues de mes villes,voici passé mon temps d’amourdans la joie des garçons et filles.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Enluminures / paysages, heures, vies, chansons, grotesques, Bruxelles, Paul Lacomblez, Éditeur, 1898· numérisation poesies.net· Sources