Enluminures, 1898· Heures
V. « Moi je ne suis qu’un pauvre sacristain »
Moi je ne suis qu’un‖ pauvre sacristainqui trouve déjà‖ trop grand son village,et, dans son clocher,‖ vit ciel et nuagesà sonner sa cloche‖ et regarder loin
l’hiver et l’été‖ qu’ont les paysages,Passer les vaisseaux‖ quand c’est le matin,et s’aller en foi,‖ au long des chemins,les gens de chez moi‖ en pèlerinage.
Or aux horizons‖ de toutes les vies,mon cœur a trouvé‖ celle à son souhait,dans le monde ici‖ si pur et si fraisqu’on dirait que Flandre‖ au loin se marie ;
et les miens ici,‖ les autres là-bas,aux villes qui rient,‖ aux villes qui pleurent,paix vous soit du temps,‖ paix vous soit des heures,Pour l’âme et le corps,‖ les mains et les bras,
car, heures des miens,‖ à tous en partage,car, heures des miens,‖ c’est un grand bonheurde vivre en trêve, pour le vrai labeur,ici de si bon‖ et doux héritage.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5÷5
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a sacristain / loin masculineb village / nuages fémininea paysages / pèlerinage féminineb matin / chemins masculinea vies / marie féminineb souhait / frais masculinea là-bas / bras masculineb pleurent / heures fémininea partage / héritage féminineb bonheur / labeur masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Enluminures / paysages, heures, vies, chansons, grotesques, Bruxelles, Paul Lacomblez, Éditeur, 1898· numérisation poesies.net· Sources