Divertissements, 1945· Petits poèmes sibyllins
Cristal
L’extrême bord de la crédenceQue heurte un sonore cristalN’oppose à cet éveil brutalQue sa nuit lourde, inerte et dense.
La nymphe torse en forme d’anse,Captive aux chaînons de métal,D’un bond se dresse au piédestalEt se livre, ailée, à la danse :
En vain ! L’ombre étouffe le bruitQue l’odeur des fleurs ou d’un fruitExhale en soupir de la coupe.
Le silence abolit l’élanOù l’ode en rythmes purs se groupe,Qui sait ? peut-être une fois l’an.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Divertissements, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources