Idylles et légendes, 1896
Souvenir
Une fois seulement‖ elle m’est apparue,Sous un doux ciel d’avril,‖ dans une calme rue,Où l’odeur des lilas‖ descendait des vieux murs.Le jour, en la touchant‖ prenait des tons si pursQu’il semblait émaner‖ de sa propre personne.Sur un cheval anglais,‖ pâle et svelte amazone,Elle pliait avec‖ une fière douceurSa taille au rythme égal‖ du trot lent et berceur ;Puis elle déroba‖ sa forme et sa lumièreSous la porte où veillaient‖ deux grands lions de pierre.
1er avril 1870.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a apparue / rue féminine, classiqueb murs / purs masculine, classiquea personne / amazone féminine, classiqueb douceur / berceur masculine, équivalentea lumière / pierre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Alphonse Lemerre, Éditeur, 1904· numérisation wikisource.org· Sources