Poésies nouvelles, poésies inédites et poésies posthumes, 1872
Allitérations
Monté sur son fidèle barbeVêtu d’un albornez d’azur,Emblème d’amour et de foi,Le vaillant Grenadin GazulPassait sur la Vivarambla.Il était si beau que chacunSe retournait en le voyant.A son balcon, Fatmé la brunePrenait le frais avec ses femmes.Le More au milieu de la rueArrêtant son cheval lancé,Sur ses étriers d’or s’assure,Et, se haussant jusqu’au balcon,Dit : — Toi qui luis comme la luneAu milieu des étoiles d’or,Fatmé, perle de la nature,Fleur du Xenil et de l’Espagne,Réponds à mes feux je t’assure,Par jour, trois têtes de chrétien !— Sur mes genoux, vaillant Gazul,Pose la tienne chaque soir,Et je te promets, sans parjure,De t’adorer jusqu’au matin !
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
23 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Complètes, Tome Second, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1890· numérisation Project Gutenberg· Sources