Poésies nouvelles, poésies inédites et poésies posthumes, 1872
La perle du Rialto
PREMIER ACTE PERSONNAGES
GEORGES D’ELCY. ARCHIBALD SINCLAIR. FANNY. LAURE.
A Paris chez Georges d’Elcy. Le théâtre représente un salon.
Scène première
GEORGES, ARCHIBALD SINCLAIR, FANNY, LAURE
(Les deux femmes sont masquées.)
Si fait,‖ l’on entre, nigaud ; placePour Laura, pour Fanny,‖ rats de première classe,Marquises de Bréda,‖ Duchesses du Helder,Et pour leur sigisbé,‖ sir Archibald Sinclair.
As-tu peur que tout vif‖ Mardi-gras ne t’emporte,Que tu couches ton groom‖ au travers de ta porte ?
Georges, veux-tu venir‖ au bal de l’Opéra ?
Jusques au déjeuner‖ le souper durera.
Elle a, je t’en préviens,‖ quand le matin arrive,Le rhum sentimental‖ et la truffe expansive.
Mets un nez de carton,Il n’est rien de meilleur‖ pour la mélancolie.
Je suis‖ notoirement jolie,Et tu ne risques pas‖ de voir au démasquéUn front, d’un millésime‖ impossible marqué.
Quand on lance‖ au plafond une assietteL’assiette du plafond‖ redescend castagnette ;J’y jetterai la mienne‖ et je te serviraiAu dessert, sur la nappe,‖ un Jaleo… cambré !
Mais tu fais le huitième‖ aux sept sages de Grèce !
Poussière, souviens-toi‖ qu’on est en carnaval,Et que du bal sorti,‖ l’homme retourne au bal !
Rentrer la nuit,‖ se coucher quand on danse,Ah ! quelle barbarie‖ et quelle décadence !
Je crainsMon lion, qu’on ne t’ait‖ coupé griffes et crins,Et que, piteusement,‖ tu n’aimes en cachetteUne pensionnaire‖ ou bien une grisette !Où donc est-il passé‖ ce charmant compagnonQui jamais au plaisir‖ n’avait répondu : non,Et les soirs de début‖ dirigeant la cabaleSe prélassait si fier‖ dans la loge infernale ;Cet élégant pilier‖ du café Tortoni,Ce gentlemen rider‖ de la Croix de Berny,Qu’Edward et Robinson,‖ que tant d’audace effraie,N’ont jamais distancé‖ dans la course de haie ;Ce moderne Don Juan‖ que nul n’égalera,Méduse des maris,‖ amour de l’Opéra,Qui jetait pour mouchoir‖ des cornets de dragéesAux vertus du ballet‖ en espalier rangées !…Regarde ton habit‖ à la mode d’hier,Toi le Brummel français‖ dont Chevreul était fier,Et ce gilet gothique,‖ image de ton âme,Qui te signe bourgeois‖ et prêt à prendre femme !Ta cravate mal mise‖ a des plis pleins d’aveux,Et l’on t’accuse au club,‖ de bagues en cheveux.C’en est fait ! Lovelace‖ est séduit par Clarisse !Adieu la folle vie‖ et le libre caprice,Adieu sport, lansquenet,‖ cigares, fins soupers,Chiens, chevaux, vie à deux‖ dans les petits coupés,Avant-scènes, gants blancs,‖ bouquets, duels, intrigues !Tu vas manger le veau‖ qu’on garde aux fils prodigues ;Entre nous tout lien‖ désormais est brisé,Prends du ventre, sois chauve‖ et… minotaurisé !
Quel speech pour une mime‖ et quelle langue ingambe !Tu tournes une phrase,‖ ainsi qu’un rond de jambe !
Viens, laissons mariner‖ sa vertu dans l’ennui ;Suivez-nous, Archibald.
Non, je reste avec lui,Je vous retrouverai‖ plus tard sous la pendule.
Mais ne vas pas tromper‖ mon appétit crédule.
Sois sans crainte et commande‖ au café de ParisUn homard en salade‖ avec quatre perdrix.
(Elles sortent.)
Scène Ii
GEORGES, SINCLAIR
Sans contradiction,‖ j’ai sur ces lèvres follesLaissé jaillir ce flot‖ d’indiscrètes paroles :Souvent, sans le savoir,‖ dans leur loquacité,Les enfants et les fous‖ disent la vérité.Te croirais-je, comme elle,‖ un Werther de boutiqueJaloux d’une Charlotte‖ allumant la pratique ?
Rien ;‖ sinon que GavarniDans sa collection‖ eût pu mettre Fanny ;Les traits lancés en l’air‖ parfois touchent la cible,Et la femme à tout âge‖ est un enfant terrible,Au milieu du salon‖ coiffant l’époux fâchéDu chapeau de l’Arthur‖ dans l’armoire caché.
Tu me crois donc aussi‖ jouant près d’une sotteA Saint-Preux et Julie,‖ à Werther et Lolotte !
Non pas. — Mais tu n’es plus‖ le Georges d’autrefois.
Ne se pas ressembler‖ est le premier des droits.L’on quitte son humeur‖ comme l’habit qu’on porte ;Georges m’ennuyait fort,‖ je l’ai mis à la porte.
Ce cher Georges, si bon,‖ si gai, si prêt à tout !S’il ne te plaisait pas,‖ il était de mon goût ;J’aimais ses qualités,‖ j’aimais jusqu’à ses vices,Belles fleurs de jeunesse,‖ étincelants caprices !Tu le regretteras‖ cet aimable vaurien,Qui jouait si gros jeu,‖ qui se battait si bien,Et laissait emporter‖ aux brises de BohèmeSa vie et ses amours,‖ cet amusant poëme !
De ce fat tapageur‖ je me suis délivré.
Ce Georges-là sera‖ certainement pleuréDans le monde viveur‖ par plus d’un et plus d’une.
Est-elle blonde ou bruneTa belle puritaine ?
Il paraît que tu tiensA cette idée absurde.
Oui. — Dans les temps anciens,Vivait une Circé‖ qui transformait les hommes ;Son art existe encore‖ à l’époque où nous sommes.
Me ranges-tu parmi‖ les animaux grognonsQui d’Ulysse jadis‖ furent les compagnons ?
Circé changeait les corps,‖ mais pour changer une âmeA défaut de sorcière‖ il suffit d’une femme !
J’ai vingt-sept ans bientôt,‖ âge partriarcal ;Les airs évaporés‖ maintenant m’iraient mal.Tu vois sous le dandy‖ l’homme d’État qui perce,Et je vais demander‖ l’ambassade de Perse.
Comme dans le Barbier‖ qui trompe-t-on ici ?L’ambassade de Perse‖ est ton moindre souci ;Allons, Georges, sois franc,‖ et pas de fausse honte,Une douleur s’allège‖ alors qu’on la raconte ;Ma curiosité‖ n’est que de l’intérêt ;Je veux savoir ta peine‖ et non pas ton secret,Comme le médecin‖ qui presse son malade.
Mais c’est toute une histoire.
Use de ton PyladeEn Oreste, et sois long ;‖ je connais mes devoirs.
On s’inquiète fort‖ de la traite des noirs,Mais l’on s’occupe peu‖ de la traite des blanches,Et ce commerce en France‖ a ses allures franches.Comme à Constantinople,‖ il existe à ParisDes bazars à fournir‖ un sérail de houris.
Oui ; l’on peut acheter‖ une esclave sans faireSon emplette aux marchés‖ de Stamboul ou du Caire.
C’est ce que s’était dit Lord Maddock.
Hé qui ? Lui ?Ce débauché que ronge‖ un monstrueux ennui,Ce faune au pied fourchu,‖ duc et pair d’Angleterre ?Quel lien entre vous,‖ et « quel est ce mystère » ?
Dans Goya, le graveur‖ aux caprices hardis,On voit se détacher‖ sur un fond de taudisPrès d’une atroce vieille‖ à l’œil d’oiseau de proie,Une fraîche beauté,‖ tirant son bas de soie,Avec ces mots écrits :‖ « Toilette de sabbat. »Pour plus d’un pauvre enfant‖ dont la pudeur combat,Par une mère au mois,‖ sorcière en tartan rouge,Cette toilette-là‖ se fait au fond d’un bouge.A l’Opéra, chaque ange‖ est flanqué d’un démonQui lui souffle à l’oreille‖ un ignoble sermon,Et les gnômes hideux,‖ grâce aux diables femelles,Trouvent, s’ils ont de l’or,‖ les sylphides sans ailes !
Lord Maddock‖ au diable marchandaitUn ange, — un petit rat‖ que sa mère vendait ! —Une enfant de treize ans,‖ ton âge, ô Juliette,Quand la première fois‖ au milieu d’une fête,Roméo t’apparut‖ chez Capulet ! — CommentÉtait sorti d’un monstre‖ un être si charmant,Ce bleu myosotis‖ de cette mandragore,De ce fumier vivant‖ cette perle, on l’ignore ;La nature parfois,‖ de la difformité,Comme par repentir,‖ fait naître la beauté.Ce qu’on pouvait penser‖ de mieux, c’est que la vieilleAvait dans son berceau‖ volé cette merveille.En voyant tant d’attraits‖ menacés par ce Lord,Par ce libertin sombre,‖ heureux de souiller l’or,Et de mettre une tache‖ à toute belle chose,Limace qui se traîne‖ en bavant sur la rose,Une pitié me prit‖ pour ton œuvre, ô mon Dieu !Je venais de gagner‖ beaucoup d’argent au jeu,Et je voulus sauver,‖ car l’enfance est sacrée,Sa candeur d’un amour‖ qui rappelle Caprée.J’enchéris sur Maddock‖ de trente mille francs ;La vieille émerveillée‖ ouvrit ses yeux tout grands,Et je pus arriver,‖ grâce à ce chiffre énorme,Au rocher d’Angélique‖ avant l’Orque difforme.
Tu fis bien, et cet or‖ est mieux placé cent foisQu’à des souscriptions‖ pour les petits Chinois.Racheter une blanche‖ est œuvre méritoire,Quoique moins à la mode !‖… Et la fin de l’histoire ?
Angélique est sauvée‖ et Roger amoureux.
Un amour de vieillard !‖ diable, c’est dangereux,Car à trente ans, selon‖ le calcul ordinaire,Quand on a vécu triple,‖ on est nonagénaire.
Mon amour, quoique Dieu‖ me l’ait envoyé tard,N’est pas, je t’en réponds,‖ d’allure de vieillard.Jamais feux plus ardents‖ n’ont brûlé ma jeunesse,J’ai l’étourdissement‖ d’une première ivresse,Je vivrais d’un sourire‖ et je mourrais d’un mot ;J’aime comme un enfant,‖ comme un fou, comme un sot !
Ces sentiments sont-ils‖ connus de la petite ?
Dans un fauteuil auprès‖ du lit de MargueriteGœthe nous montre Faust‖ assis et contemplantEn silence la chambre‖ et le petit lit blanc.Comme Faust arrêté‖ sur un seuil sans défense,J’ai dans son sommeil pur‖ su respecter l’enfance,Attendant le réveil‖ de ce cœur endormiPour ôter à l’amant‖ le masque de l’ami.Jusqu’à présent Alice‖ en moi n’a vu qu’un frère.
Tant pis ! ce précédent‖ à l’amour est contraire.J’ai bien peur que tu sois‖ pour ta discrétionPrématurément pris‖ en vénération,Et que la belle enfant‖ qui t’eût aimé peut-être,Dans ton fauteuil de Faust‖ voie un fauteuil d’ancêtre.
Je le désire aussi.Mais je n’approuve pas‖ ce système transi.
Au Théâtre-Français,‖ voyant jouer Molière,Il me vint une idée‖ absurde et singulière,Quoique l’expérience‖ ait eu peu de succès ;Je voulus me créer‖ comme Arnolphe une Agnès,Et faire un nouvel acte‖ à l’École des femmes.Las d’actrices, plus las‖ encor de grandes dames,Il me plut, en dehors‖ du monde et de sa loi,D’aimer un être unique‖ et fait pour moi — par moi.
Pour un ancien roué,‖ la fantaisie est rare !Don Juan continuer Arnolphe !
Moins bizarreQu’on ne pense ; Don Juan,‖ à travers tout, poursuitEt demande au hazard‖ l’idéal qui le fuit.Arnolphe, à la maison,‖ auprès de lui l’élèveLes moyens sont divers,‖ mais c’est le même rêve :Un type souhaité‖ hors de qui rien n’est bon.Comme j’avais l’Agnès,‖ j’imitai le barbon.
Est-elle au moins capable,‖ en sa candeur extrême,De mettre au corbillon‖ cette tarte à la crèmeQui semblait détestable‖ à monsieur le Marquis,Et qu’Arnolphe charmé‖ trouvait d’un goût exquis ?
Je ne suis pas encor‖ tout-à-fait un GéronteEt dégrader un être‖ ainsi m’aurait fait honte ;Son éducation‖ a reçu tous mes soins ;Si je l’ai fait pour moi,‖ comme Arnolphe, du moinsJe n’ai pas écrasé,‖ précaution infâme,Sur le front de Psyché‖ le papillon de l’âme !J’ai voulu que son cœur‖ fût grand, afin qu’un jourAvec plus de pensée‖ il y tînt plus d’amour,Et j’ai remis les clefs‖ de toutes les serruresA ses petites mains‖ qui n’en sont pas moins pures.Elle lit dans Shakspear,‖ Raphaël et Mozart,Je lui fais cultiver‖ le luxe comme un art,Comme une fleur de plus‖ dont sa grâce est parée,Et dans cette humble enfant,‖ de la fange tirée,Dont Lord Maddock offrait‖ un misérable prix,Pétrarque verrait Laure‖ et Dante Béatrix.Célimène naïve,‖ Agnès spirituelle,Elle est intelligente,‖ elle est chaste, elle est belle !
A ce monstre charmant‖ fait de perfectionsJe voudrais un défaut‖ comme une ombre aux rayons ;Quand elle est accomplie‖ une femme m’alarme,Ce n’est pas naturel !
O moment plein de charmeEt d’angoisse, où le cœur‖ palpite à se briser,Quand la création‖ va se réaliser !Enfin Pygmalion‖ a fait sa Galathée,Et Pandore muette‖ est devant Prométhée.L’un a prié Vénus,‖ l’autre a volé le feu,Et tous deux sont tremblants,‖ le mortel et le Dieu !Comme eux j’ai modelé‖ le rêve de mon âme,Et fait une statue‖ où sommeille une femme ;La verrai-je vivante‖ et rouge d’embarrasQuitter son piédestal‖ pour tomber dans mes bras ?
Quand d’une femme il a‖ les traits, le marbre mêmeEst fantasque, et surtout‖ le marbre que l’on aime.Mais ce bel idéal‖ que l’on ne connaît pasOù donc l’as-tu caché ? Bien loin ?
Et la maison voisine‖ abrite sa retraite.De son logis au mien‖ une porte secrèteCommunique, que j’ai‖ par un ouvrier sûr,Comme feu Richelieu,‖ fait pratiquer au mur.Dans ce nid, arrangé‖ pour que l’amour s’y plaise,Elle vit seule avec‖ sa gouvernante anglaise ;On croit que ses parents‖ dont seule elle hérita,Elle étant à Paris,‖ sont morts à Calcutta,N’ayant pas dans ce long‖ et périlleux voyageOsé de leur amour‖ risquer l’unique gage ;Puis un tuteur l’a fait‖ sortir de pensionPour achever ici‖ son éducation.Seule, elle se connaît‖ et sait sa vraie histoire,Qu’elle-même parfois‖ a de la peine à croire.Je ne vais pas chez elle,‖ et, le soir, ce salonNous réunit une heure‖ après un jour bien long,Et si, l’heure écoulée,‖ à rentrer elle hésite,Et, debout sur le seuil,‖ prolonge sa visite,Ou retourne la tête‖ avec un regard doux,Je sens mon cœur pâmer‖ et trembler mes genoux !
Pour ton meilleur ami,‖ trois ans de défiance,Ah ! c’est mal !
J’attendais‖ que mon expérienceFut menée à bon port,‖ — amour-propre d’auteur. —Et puis j’étais honteux‖ de faire le tuteur,Et je craignais d’avoir‖ aux yeux mauvaise grâceDe copier Arnolphe‖ ayant l’âge d’Horace.Mais je t’aurais tout dit‖ bientôt, et mon aveu,Tes instances n’ont fait‖ que l’avancer un peu.Alice ce soir même‖ a seize ans ; son œil brille,Son front rêve ; hier enfant,‖ aujourd’hui jeune fille,La discrète amitié,‖ chaste sœur de l’amour,
Se retire, et l’amant‖ enfin aura son tour.A l’instant, pour sortir‖ du doute qui me tueJe vais porter la flamme‖ au flanc de ma statue !
Adieu ; Laura, Fanny,‖ m’attendent au foyer ;Laura doit avoir faim‖ et Fanny s’ennuyer,Sur la table déjà‖ le homard se prélasseEt le vin trop frappé‖ se morfond dans la glace ;Je m’en vais. — Bonne chance !‖ au sortir du festinJe reviendrai tantôt‖ pour savoir ton destin.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 144((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 49 distiques
- Mots à la rime
- a pas / place / classe féminine, classiqueb Helder / Sinclair masculine, classiquea t’emporte / porte féminine, équivalenteb l’Opéra / durera masculine, classiquea arrive / expansive féminine, classiqueb rester / Caton / train / carton masculine, classiquea mélancolie / rirons / jolie féminine, classiqueb démasqué / marqué masculine, classiquea sais / assiette / castagnette féminine, classiqueb servirai / cambré masculine, classiquea Jaleo / tigresse / Grèce féminine, classiqueb carnaval / bal masculine, équivalentea Folle / danse / décadence féminine, classiqueb baisses / remonte / crains / crins masculine, classiquea cachette / grisette féminine, classiqueb compagnon / non masculine, classiquea cabale / infernale féminine, classiqueb Tortoni / Berny masculine, classiquea effraie / haie féminine, classiqueb n’égalera / l’Opéra masculine, classiquea dragées / rangées féminine, classiqueb d’hier / fier masculine, classiquea âme / femme féminine, classiqueb d’aveux / cheveux masculine, classiquea Clarisse / caprice féminine, classiqueb soupers / coupés masculine, classiquea intrigues / prodigues féminine, classiqueb brisé / minotaurisé masculine, classiquea ingambe / jambe féminine, classiqueb l’ennui / Archibald / lui masculine, classiquea pendule / crédule féminine, classiqueb Paris / perdrix masculine, classiquea folles / paroles féminine, classiqueb loquacité / vérité masculine, classiquea boutique / pratique féminine, classiqueb dire / Gavarni / Fanny masculine, classiquea cible / terrible féminine, classiqueb fâché / caché masculine, classiquea sotte / Lolotte féminine, classiqueb d’autrefois / droits masculine, classiquea porte féminine, classiqueb tout / goût masculine, classiquea vices / caprices féminine, classiqueb vaurien / bien masculine, classiquea Bohème / poëme féminine, classiqueb délivré / pleuré masculine, classiquea d’une / grande / brune féminine, classiqueb puritaine / tiens / absurde / anciens masculine, classiquea hommes / sommes féminine, classiqueb grognons / compagnons masculine, classiqueb partriarcal / mal masculine, classiquea perce / Perse féminine, classiqueb ici / souci masculine, classiquea honte / raconte féminine, classiqueb l’intérêt / secret masculine, classiquea malade / histoire / Pylade féminine, classiqueb devoirs / noirs masculine, classiquea blanches / franches féminine, classiqueb Paris / houris masculine, classiquea faire / Caire féminine, classiqueb Maddock / Lui / ennui masculine, classiquea d’Angleterre / mystère féminine, classiqueb hardis / taudis masculine, classiquea proie / soie féminine, classiqueb sabbat / combat masculine, classiquea rouge / bouge féminine, classiqueb démon / sermon masculine, classiquea femelles / ailes féminine, classiqueb comprends / marchandait / vendait masculine, classiquea Juliette / fête féminine, classiqueb Comment / charmant masculine, classiquea mandragore / l’ignore féminine, classiqueb difformité / beauté masculine, classiquea vieille / merveille féminine, classiqueb Lord / l’or masculine, classiquea chose / rose féminine, classiqueb Dieu / jeu masculine, non classiquea sacrée / Caprée féminine, classiqueb francs / grands masculine, classiquea énorme / difforme féminine, classiqueb fois / Chinois masculine, classiquea méritoire / l’histoire féminine, classiqueb amoureux / dangereux masculine, classiquea ordinaire / nonagénaire féminine, classiqueb tard / vieillard masculine, classiquea jeunesse / ivresse féminine, classiqueb mot / sot masculine, classiquea petite / Marguerite féminine, classiqueb contemplant / blanc masculine, classiquea défense / l’enfance féminine, classiqueb endormi / l’ami masculine, classiquea frère / contraire féminine, classiqueb discrétion / vénération masculine, classiquea peut-être / d’ancêtre féminine, classiqueb non / aussi / transi masculine, classiquea Molière / singulière féminine, classiqueb succès / Agnès masculine, classiquea femmes / dames féminine, classiqueb loi / moi masculine, classiquea rare / Arnolphe / bizarre féminine, classiqueb poursuit / fuit masculine, classiquea l’élève / rêve féminine, classiqueb bon / barbon masculine, classiquea extrême / crème féminine, classiqueb Marquis / exquis masculine, classiquea Géronte / honte féminine, classiqueb soins / moins masculine, classiquea infâme / l’âme féminine, classiqueb jour / d’amour masculine, classiquea serrures / pures féminine, classiqueb Mozart / art masculine, classiquea parée / tirée féminine, classiqueb prix / Béatrix masculine, classiquea spirituelle / belle féminine, classiqueb perfections / rayons masculine, classiquea m’alarme / naturel / charme féminine, classiqueb briser / réaliser masculine, classiquea Galathée / Prométhée féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiqueb d’embarras / bras masculine, classiquea même / aime féminine, classiqueb pas / loin masculine, classiquea retraite / secrète féminine, classiqueb sûr / mur masculine, classiquea plaise / anglaise féminine, classiqueb hérita / Calcutta masculine, classiquea voyage / gage féminine, classiqueb pension / éducation masculine, classiquea histoire / croire féminine, classiqueb salon / long masculine, classiquea hésite / visite féminine, classiqueb doux / genoux masculine, non classiquea défiance / mal / expérience féminine, classiqueb d’auteur / tuteur masculine, classiquea grâce / d’Horace féminine, classiqueb aveu / peu masculine, classiquea brille / fille féminine, classiqueb l’amour / tour masculine, classiquea tue / statue féminine, classiqueb foyer / s’ennuyer masculine, classiquea prélasse / glace féminine, classiqueb festin / destin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
310 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Complètes, Tome Second, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1890· numérisation Project Gutenberg· Sources