Poésies nouvelles, poésies inédites et poésies posthumes, 1872· Un douzain de sonnets
Sonnet Viii
LES DÉESSES POSENT
Parfois, une déesse pose,(Hébert du moins s’en est vanté)Entr’ouvrant son voile argentéDans un reflet d’apothéose.
Votre portrait prouve la chosePar son air de divinité ;César y mit la majesté,Et Vénus le sourire rose.
Des perles à l’éclat tremblantRuissellent sur votre col blanc,Comme des gouttes de lumière.
Mais si le collier vous manquait,Vous seriez dans une chaumièreReine encore avec un bouquet !
18 mars 1868.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a pose / d’apothéose féminine, classiqueb vanté / argenté masculine, classiquea chose / rose féminine, classiqueb divinité / majesté masculine, classiquec tremblant / blanc masculine, classiqued lumière / chaumière féminine, classiquee manquait / bouquet masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Complètes, Tome Second, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1890· numérisation Project Gutenberg· Sources