Poésies, 1833
Déclaration
Mais toujours fust mon opinion telle
Que toute amour doict estre mutuelle ;
Qui son cœur donne, il en merite.Les loyalles et pudicques amours de Scalion de Virbluneau, à madame de Boufflers.
Je vous aime, ô jeune fille !Aussi lorsque je vous vois,Mon regard de bonheur brille,Aussi tout mon sang pétilleLorsque j’entends votre voix.
Douce à mon amour timide,Vous en accueillez l’aveu,Mais sans qu’un rayon humideArgente votre œil limpide,Lac pur où dort le ciel bleu.
Pourquoi cette retenue ?Entre nous rien de caché.— Enfant ! votre âme ingénuePeut se montrer toute nueComme Ève avant le péché.
C’est un amour sans mélangeQue l’amour que j’ai pour vous,Frais comme au cœur la louange,Ardent à toucher un ange,Pur à rendre Dieu jaloux.
Versification
- Forme
- 4 quintils (quintils)
- Rimes
- 4(abaab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 4 quintils
- Mots à la rime
- a fille / brille / pétille féminine, classiqueb vois / voix masculine, classiquea timide / humide / limpide féminine, classiqueb l’aveu / bleu masculine, classiquea retenue / ingénue / nue féminine, classiqueb caché / péché masculine, classiquea mélange / louange / ange féminine, classiqueb vous / jaloux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Complètes, Tome Premier, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1889· numérisation Project Gutenberg· Sources