Le Cap Éternité, 1919· Les étoiles filantes
Dans le lointain
Je sais combien vaine est l’imageQue l’illusion du décorPrête au fantastique nuage,Dans le lointain des couchants d’or ;
Je sais pourquoi la lune est pâleEt pleure des bonheurs enfuis,Ainsi qu’une larme d’opale,Dans le lointain des tristes nuits ;
De l’abîme écartant les voiles,Je puis lire, en lettres de feu,Qu’il n’est pas de fin aux étoiles,Dans le lointain du pays bleu ;
Mais je n’ai pas compris votre âmeEt ses frissons mystérieux,Quand j’ai voulu lire, Madame,Dans le lointain de vos beaux yeux.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a l’image / nuage féminine, classiqueb décor / d’or masculine, classiquea pâle / d’opale féminine, classiqueb enfuis / nuits masculine, classiquea voiles / étoiles féminine, classiqueb feu / bleu masculine, classiquea âme / Madame féminine, classiqueb mystérieux / yeux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cap Éternité, Montréal, Édition du devoir, 1919· numérisation poesies.net· Sources