Le Cap Éternité, 1919· Les étoiles filantes
L’Aigle
Dans cette cage où des‖ bourreaux l’avaient jeté,L’espérance faisait‖ frémir ses grandes ailes,Et sans que le malheur‖ eût vaincu sa fierté,Son regard convoitait‖ les sphères éternelles.
Je mis fin à l’horreur‖ de sa captivité ;Son âme illumina‖ ses puissantes prunelles,Quand, déployant l’ampleur‖ de ses formes si belles,Il monta dans l’azur‖ et dans la liberté.
Si ton cœur m’a gardé‖ de la reconnaissance,Tu peux payer bien cher‖ ta simple délivrance,Toi qui fuis maintenant‖ vers les astres de Dieu !
Conquérant de l’espace,‖ emporte ma mémoire !Daigne m’associer‖ à ton immense gloire,Lorsque tu planeras‖ dans le beau pays bleu !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abab abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a jeté / fierté masculine, classiqueb ailes / éternelles féminine, classiquea captivité / liberté masculine, classiqueb prunelles / belles féminine, classiquec reconnaissance / délivrance féminine, classiqued Dieu / bleu masculine, classiquee mémoire / gloire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cap Éternité, Montréal, Édition du devoir, 1919· numérisation poesies.net· Sources