L’Âme nue, 1885· I La vie extérieure Les lois — les cultes — les formes· Les cultes
« Le peu de foi que j’ai, ma raison me l’enlève »
Le peu de foi que j’ai,‖ ma raison me l’enlève,Tout ce que j’ai de beau,‖ ma raison me le prend…Oh ! sois fou si tu peux,‖ pauvre être, atome errant !Tous nos paradis morts,‖ l’extase nous les rend :Rêve et monte, plus haut‖ toujours, plus haut sans trêve,Et tu reconnaîtras‖ que ton rêve était grandSi tu te sens petit‖ au sortir de ton rêve !
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(abbbaba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 septain
- Mots à la rime
- a l’enlève / trêve / rêve féminine, classiqueb prend / errant masculine, classiqueb rend / grand masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
7 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Âme nue, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1885· numérisation wikisource.org· Sources