Les Trophées, 1893· Le Moyen âge et la Renaissance
Épitaphe
Suivant les vers de Henry III.
Ô passant, c’est ici‖ que repose HyacintheQui fut de son vivant‖ seigneur de Maugiron ;Il est mort — Dieu l’absolve‖ et l’ait en son giron !Tombé sur le terrain,‖ il gît en terre sainte.
Nul, ni même Quélus,‖ n’a mieux, de perles ceinte,Porté la toque à plume‖ ou la fraise à godron ;Aussi vois-tu, sculpté‖ par un nouveau Myron,Dans ce marbre funèbre‖ un rameau de jacinthe.
Après l’avoir baisé,‖ fait tondre, et de sa mainMis au linceul, Henry‖ voulut qu’à Saint-GermainFût porté ce beau corps,‖ hélas ! inerte et blême ;
Et, jaloux qu’un tel deuil‖ dure éternellement,Il lui fit en l’église‖ ériger cet emblème,Des regrets d’Apollo‖ triste et doux monument.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Hyacinthe / sainte féminine, classiqueb Maugiron / giron masculine, classiquea ceinte / jacinthe féminine, classiqueb godron / Myron masculine, classiquec main / Saint-Germain masculine, classiqued blême / emblème féminine, classiquee éternellement / monument masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Trophées, Paris, Poésie/Gallimard, 1981· numérisation lyres.chez.com· Sources