Les Trophées, 1893· Rome et les Barbares· Sonnets épigraphique
La Source
NYMPHIS AVG. SACRVM
L’autel gît sous la ronce‖ et l’herbe enseveli ;Et la source sans nom‖ qui goutte à goutte tombeD’un son plaintif` emplit‖ la solitaire combe.C’est la Nymphe qui pleure‖ un éternel oubli.
L’inutile miroir‖ que ne ride aucun pliÀ peine est effleuré‖ par un vol de colombeEt la lune, parfois,‖ qui du ciel noir surplombe,Seule, y reflète encore‖ un visage pâli.
De loin en loin un pâtre‖ errant s’y désaltère.Il boit, et sur la dalle‖ antique du cheminVerse un peu d’eau resté‖ dans le creux de sa main
Il a fait, malgré lui‖ le geste héréditaire,Et ses yeux n’ont pas vu‖ sur le cippe romainLe vase libatoire‖ auprès de la patère.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba cdd cdc
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a enseveli / oubli masculine, classiqueb tombe / combe féminine, classiquea pli / pâli masculine, classiqueb colombe / surplombe féminine, classiquec désaltère / héréditaire / patère féminine, classiqued chemin / main / romain masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Trophées, Paris, Poésie/Gallimard, 1981· numérisation lyres.chez.com· Sources