Les Trophées, 1893· La Grèce et la Sicile· Épigrammes bucoliques
Sur l’Othrys
L’air fraîchit. Le soleil‖ plonge au ciel radieux.Le bétail ne craint plus‖ le taon ni le bupreste.Aux pentes de l’Othrys‖ l’ombre est plus longue. Reste,Reste avec moi, cher hôte‖ envoyé par les Dieux.
Tandis que tu boiras‖ un lait fumant, tes yeuxContempleront du seuil‖ de ma cabane agreste,Des cimes de l’Olympe‖ aux neiges du Thymphreste,La riche Thessalie‖ et les monts glorieux.
Vois la mer et l’Eubée‖ et, rouge au crépuscule,Le Callidrome sombre‖ et l’ɶta dont HerculeFit son bûcher suprême‖ et son premier autel ;
Et là-bas, à travers‖ la lumineuse gaze,Le Parnasse où, le soir,‖ las d’un vol immortel,Se pose et d’où s’envole,‖ à l’aurore, Pégase !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a radieux / Dieux masculine, classiqueb bupreste / Reste féminine, classiquea yeux / glorieux masculine, classiqueb agreste / Thymphreste féminine, classiquec crépuscule / Hercule féminine, classiqued autel / immortel masculine, classiquee gaze / Pégase féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Trophées, Paris, Poésie/Gallimard, 1981· numérisation lyres.chez.com· Sources